Aller au contenu
PASCER

Trois séances par semaine quand on travaille cinquante heures

Comment je place mes séances dans une semaine déjà pleine, et pourquoi j'ai arrêté de chercher le créneau parfait.

Un coureur sur une piste sous une lumiere doree

Pendant longtemps, j'ai cru que mon problème était la motivation. Je me levais le matin en me disant que je courrais le soir, et le soir arrivait avec une réunion qui déborde, un dossier à finir, des enfants à récupérer. Le lendemain, je recommençais le même raisonnement.

Ce n'était pas un problème de motivation. C'était un problème de place. J'ai détaillé ailleurs pourquoi, chez la plupart des gens que j'accompagne aussi, c'est une question de place dans l'agenda, pas de motivation.

Le créneau parfait n'existe pas

L'erreur, c'est d'attendre le moment où on sera disponible, reposé et disponible d'esprit. Ce moment n'arrive pas dans une semaine de cinquante heures. Il faut donc prendre les créneaux qui existent, même s'ils sont médiocres.

Une coureuse sur une route de campagne en pleine journee

Chez moi, ce sont deux matins avant 7 h, et le samedi. Ce n'est pas idéal. Personne ne recommanderait de faire du fractionné à 6 h 15 en janvier. Mais c'est un créneau que rien ne vient déplacer, parce que personne d'autre n'en veut.

Un créneau moyen que tu tiens vaut mieux qu'un créneau parfait que tu rates.

Trois séances suffisent à tenir un plan

La répartition que je garde depuis deux ans tient en trois lignes :

Une paire de chaussures de course blanches et orange
  • Deux séances courtes en semaine, une heure maximum, tôt le matin
  • Une sortie longue le samedi, la seule qui demande vraiment du temps

Les deux séances de semaine sont les plus dures à placer, donc ce sont celles que je protège le plus. La sortie longue est la plus facile à décaler : elle a tout le week-end pour trouver sa place. J'ai détaillé ailleurs comment caser la sortie longue dans ces trois séances sans qu'elle mange tout le samedi.

Trois, c'est peu. C'est aussi le nombre qui tient quand la semaine se dégrade, et une préparation ne se juge pas sur ses bonnes semaines.

La quatrième est un bonus, pas une dette

J'ajoute du renforcement quand la semaine le permet. Certaines semaines je le fais, d'autres non, et le plan ne s'en trouve pas compromis : c'est pour ça qu'il est écrit comme facultatif dans mes programmes plutôt que glissé dans le lot des séances obligatoires.

Un grand groupe de coureurs dans une rue

La différence n'est pas cosmétique. Une séance annoncée obligatoire qu'on saute laisse une dette : on se dit qu'on est en retard, et c'est souvent là qu'on lâche tout. Une séance annoncée facultative qu'on saute ne laisse rien.

Le dimanche, je ne cours pas. Il n'est pas dans le plan, et c'est volontaire : une semaine d'entraînement qui prend les deux jours du week-end ne survit pas longtemps à une vie de famille.

Ce qui se passe quand une semaine saute

Elle saute. Régulièrement. Un déplacement, une gastro, une semaine de bouclage.

Trois coureuses de dos sur une route, en silhouette

Ce qui m'a vraiment changé la vie, c'est d'arrêter de traiter ça comme un échec. Une semaine ratée sur huit, ce n'est pas une préparation à recommencer : c'est une préparation de sept semaines. On reprend là où on s'est arrêté, en allégeant la première semaine de retour.

C'est exactement la logique derrière un plan de remise en forme pensé pour trois séances : il est écrit pour être suivi imparfaitement, parce que c'est comme ça qu'il sera suivi.

Ce que cet article ne couvre pas : comment choisir l'objectif qui va avec ces trois séances, comment ajuster le dosage semaine après semaine. Voir : le guide complet pour courir avec un emploi du temps chargé.