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PASCER

Nutrition & récupération

Énergie & récupération

Ce qu'on met dans l'assiette compte autant que les séances. Voilà les repères que j'utilise pour nourrir l'entraînement et récupérer entre deux, sans se compliquer la vie.

Une assiette équilibrée vue de dessus : riz complet, légumes rôtis et blanc de volaille, sur une table en bois clairimage provisoire

Du vrai,
pas des poudres

La base

Bien manger en semaine, sans se compliquer

Pas de régime, pas de balance. Sur une semaine ordinaire, quatre repères suffisent à tenir tes séances et à ne pas t'écrouler le jeudi.

Assez de glucides

Le carburant de la course. Pain, riz, pâtes, patate, flocons : c'est ce qui remplit les réserves que tu vides à chaque séance. Les couper, c'est courir sur la réserve.

Des protéines à chaque repas

Elles réparent ce que l'entraînement casse. Une source à chaque repas (œufs, poisson, viande, légumineuses, laitages), répartie sur la journée plutôt que tout le soir.

De la couleur dans l'assiette

Légumes et fruits, variés et de saison. C'est là que sont les vitamines et les fibres qui te tiennent d'aplomb sur la durée. Le plus simple : que ça change de couleur d'un repas à l'autre.

Boire avant d'avoir soif

De l'eau tout au long de la journée, pas seulement à la séance. La soif arrive déjà en retard. Un verre à chaque repas et une gourde à portée suffisent le plus souvent.

Le timing

Autour de la séance

Le même principe que pour l'entraînement : la bonne chose au bon moment. Avant pour partir plein, pendant seulement si l'effort dure, après pour recharger.

Avant

1 à 3 h avant

Un repas normal, riche en glucides et léger en gras, digéré avant de partir. Séance tôt le matin ou courte : tu peux sortir à jeun ou sur un simple café et une banane. C'est une habitude à installer, pas une règle.

Pendant

Au-delà d'une heure

Sur une séance courte, de l'eau suffit. C'est à partir d'une sortie longue ou intense que le corps réclame du sucre en route : fruits secs, pâte de fruits, gel si tu préfères. Rien de tout ça pour un footing de trente minutes.

Après

Dans l'heure qui suit

La fenêtre où le corps recharge le plus vite. Pas besoin de produit spécial : un vrai repas qui associe glucides et protéines fait le travail, avec un verre d'eau avant même d'avoir faim. Si le repas est loin, une collation en attendant.

À table

Trois assiettes, pour de vrai

Un petit-déjeuner près d'une fenêtre : un bol de flocons d'avoine, une assiette de fruits frais et une tasse de caféimage provisoire
Avant la séance

Flocons, fruit, café

Des glucides lents et un peu de protéines pour partir avec des réserves pleines et l'estomac tranquille.

Facile à digérer

Une assiette de lentilles et de pois chiches avec des légumes de saison et un filet d'huile d'oliveimage provisoire
Après la sortie longue

Légumineuses & légumes

Un vrai plat coloré qui recharge et répare, avec un filet d'huile d'olive. Rien de compliqué, juste complet.

Complet et coloré

Une collation simple posée sur une table claire : une pomme, une poignée d'amandes et un verre d'eauimage provisoire
Collation

Fruit & poignée d'amandes

De quoi tenir jusqu'au repas sans se jeter sur n'importe quoi. Le contraire d'un complément alimentaire.

Rien de transformé

Récupération

Récupérer, c'est s'entraîner

Les progrès ne se font pas pendant la séance, mais entre les séances. Trois leviers, du plus puissant au plus négligé.

Le sommeil

Le levier n°1, et le moins cher. Avant d'ajouter une séance, regarde d'abord tes nuits : c'est là que le corps répare et que la tête encaisse la charge. Une nuit courte pèse plus qu'une bonne séance de gagnée.

L'hydratation

De l'eau tout au long de la journée, un peu plus les jours de séance et quand il fait chaud. Le repère le plus simple, sans appareil : une urine claire en journée. Foncée, c'est qu'il est déjà temps de boire.

Les jours faciles

Un footing lent doit rester lent, et un jour de repos est un vrai jour de repos. C'est ce qui permet aux séances dures de porter. Aller vite les jours faciles, c'est saboter les jours qui comptent.

Questions

Ce qu'on me demande sur l'assiette

Faut-il prendre des compléments ?
Pour la grande majorité des coureurs amateurs, non. Une assiette variée couvre les besoins. Les compléments répondent à des cas précis, une carence constatée ou un régime particulier, qui se vérifient avec un professionnel, pas au hasard des étagères.
Courir à jeun le matin, bonne idée ?
Pour un footing court et facile, ça se tente, et certains s'y sentent bien. Pour une séance de qualité ou une sortie longue, mieux vaut avoir quelque chose dans le moteur : la performance et la récupération y gagnent. À tester à l'entraînement, jamais à découvrir le jour d'une course.
Quoi manger juste après une grosse séance ?
Le plus simple qui marche : un vrai repas mêlant glucides et protéines dans l'heure qui suit, et de l'eau. Pas de produit miracle. Si le repas est encore loin, une collation (fruit, laitage, pain) fait le pont.
Comment gérer le ravitaillement d'une sortie longue ?
Au-delà d'une heure d'effort, prévois de quoi te sucrer en route et de l'eau régulièrement. Teste à l'entraînement ce que tu comptes prendre le jour J : l'estomac s'éduque, et une sortie longue est le bon terrain pour ça.
Tu donnes des plans alimentaires ?
Non. Je suis coach diplômé d'État, pas diététicien : je te donne des repères pour nourrir l'entraînement, pas un régime sur mesure. Pour un vrai bilan nutritionnel, un diététicien du sport reste la bonne porte.

Le carburant, puis le plan

Bien manger nourrit l'entraînement, mais ça ne le remplace pas. Le vrai levier reste une progression régulière, séance après séance. C'est ce que font les programmes, et l'accompagnement quand ta semaine bouge.